| Noyon ("la bien sonnée") | |
| Informations | |
| Pays | |
|---|---|
| Cours d’eau | Oise |
| Altitude | 52 m |
| Superficie | 18 km² |
| Population | 12 971 hab. () |
| Densité | 720,61 hab./km² |
| Code postal | 60400 |
| Préfixe téléphonique | |
| Fuseau horaire | |
| Localisation | |
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| Site officiel | |
| Site touristique | |
Noyon est une petite ville de l'Oise, en Picardie.
Du Moyen-Age jusqu'à la Révolution, elle constituait le siège épiscopal d'un des douze pairs du Roi des Francs.
Comprendre
[modifier | modifier le wikicode]Bref apperçu historique
[modifier | modifier le wikicode]Des hommes s'instalèrent vraisemblablement sur les berges de la Verse et de l'Oise dès le néolitique. Cependant la cité n'apparaît documentée qu'à partir de l'époque gallo-romaine, sous le nom de Noviomagus ou Noviomago, littéralement le nouveau marché.
Au Moyen-Age, les évêque-comtes de Noyon sont les seigneurs de tout le Noyonnais. En 1108, l'un d'eux accordent aux habitants de la ville une charte de franchise, leur demandant de se doter d'institutions communales.
En 1363, le Noyonnais est intégré au nouvel apanage de Bourgogne donné à Philippe le Hardi, quatrième fils du Roi de France.
Plusieurs fois remaniées, les murailles de Noyon ne suffisent pas à préserver sa population des guerres et des passages de troupes.
Au XVIe siècle, la ville n'est pas plus épargnée par les débats, tensions et conflits religieux. En 1509, c'est à Noyon que le futur théologien et réformateur Jean Calvin naît dans une famille d'officiers épiscopaux ; ce sera dans sa cathédrale qu'adolescent, il prendra la tonsure.
A la Révolution, malgré l'engagement montagnard de la société populaire, qui fait détruire les statues de la cathédrale et vendre les églises des dix paroisses, les dirigeants de la Convention considère Noyon comme aussi tiède que les autres villes de l'Oise.
En 1839, l'ensemble du parcours du canal latéral à l'Oise devient navigable et, dix ans plus tard, le chemin de fer arrive à Noyon. Lancé en 1913, le canal du Nord, jonction reliant la vallée de l'Oise au canal Dunkerque-Escaut, n'entrera en service qu'en 1965.
Sous contrôle allemand, depuis le début de la première guerre mondiale, la ville est bombardée, en 1918, pendant trois semaines, par l'armée française. Vingt-deux plus tard, elle l'est par l'armée allemande avançant vers Paris.
En 1970, Noyon se jumelle avec la ville allemande de Metzigen et, en 1998, la ville est labelisée Ville et pays d'Art et d'Histoire par le ministère de la Culture.
Une cité épiscopale
[modifier | modifier le wikicode]En 531, au lendemain de sa désignation comme évêque, saint Médard s'installe à Noyon entraînant, de fait, le transfert du siège de l'évêché de la civitas Viromanduorum. L'année suivante, suite au décès de l'évêque de Tournai, Médard accepte d'être désigné à la tête de ce diocèse, par le pape Hormisdas. Il rattache ainsi, pour cinq siècles, l'évêché de Tournai à celui de Noyon.
En 641, l'ancien trésorier du roi des Francs, Dagobert, saint Eloi devient évêque de Noyon. Cette proximité entre pouvoir épiscopal et pouvoir royal reste manifeste pendant tout le Moyen-Age. Ainsi, c'est à Noyon que sont sacrés, en 768, Charlemagne, Roi des Neustrie , et en 987, Hugues Capet, Roi des Francs .

Pendant plusieurs siècles, comme les autres seigneurs féodaux, les évêques de Noyon renforcent leur pouvoir au détriment de l'autorité royale. A leur côté, le chapitre est particulièrement important, comptant une soixantaine de chanoines et contestant parfois le pouvoir temporel de l'évêque.
Au milieu du XIIe siècle, la construction d'une nouvelle cathédrale est lancée. Autour de celle-ci sont établis les bâtiments liés à son activité, y compris dans le rôle de seigneur qu'exerce l'évêque. Ses vassaux et officiers, mais aussi les chanoines qui ne vivent plus en communauté depuis 1176, et leurs proches, y résident dans leurs propres maisons.
A partir de la toute fin du XIIe siècle, le pouvoir de l'évêque-comte de Noyon s'efface avec l'affermissement du pouvoir royal. A la même époque, le prélat est institué comme l'un des cinq pairs de France éclésiastiques, qui resteront au cœur des cérémonies de couronnement des Rois de France jusqu'à la Révolution. C'est à cette dernière époque que l'évêché de Noyon est supprimé et où, pour un temps, la cathédrale est transformée en salle de bal et en écurie.
Un champ de batailles
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Au regard de sa localisation et de sa position stratégique, entre montagne de Salency et rivière Oise, Noyon constitua régulièrement un enjeu militaire.
Dès le IIIe siècle, elle dispose d'une enceinte et un préfet militaire y établit le siège de son commandement. Six siècles plus tard, les murailles ont vraisemblablement été renforcées pour pouvoir résister aux incursions des vikings, qui se présentent devant Noyon, en 859, 890 et 925.
Les nouveaux remparts, bâtis au XIIe siècle, sont réaménagés pendant la guerre de cent ans. En 1358, le village de Pont-l'Evêque, port fluvial de la ville, est incendié par les troupes anglaises. Deux siècles plus tard, conséquence des guerres d'Italie, les troupes impériales mettent le siège devant la ville et la mettent à sac en 1552 et 1559.
Ville ligueuse, Noyon est conquise, une première fois, par les troupes du Roi de Navarre en 1591, reprise par la Ligue en 1593, avant d'être reconquise par Henri IV en 1594. Afin d'y conforter sa position, ce dernier ordonne la construction d'une citadelle sur les ruines de l'abbaye Saint-Eloi. Dans une France pacifiée, celle-ci est démantelée 40 ans plus tard.
La première guerre mondiale aura des conséquence très importantes pour la ville. Noyon est ainsi prise, dès septembre 1914, lors de l'offensive allemande qui progresse vers Paris. A l'issue de la bataille sur la Marne, et de la course à la mer, le front se stabilise dans la vallée de l'Oise, à une dizaine de kilomètres en aval de la ville. En mars 1917, l'armée allemande choisit d'évacuer la cité afin de réduire le front qu'elle doit tenir entre Arras et Soissons.
L'année suivante, la progression du flanc sud de l'offensive Michael conduit les troupes allemandes à reprendre Noyon. Afin de limiter les la progression allemande vers Compiègne, l'artillerie française fait feu sur la ville, depuis le Mont Renaud. La population civile a heureusement pu être évacuée et les bombardements durent trois semaines. Les toits de la cathédrale sont consumés dans l'incendie qui en découle.
Le 30 août 1918, Noyon est libérée, lors de l'offensive alliée, mais la ville est détruite à 80%. Une partie des soldats tombés lors des combats se trouvent à la nécropole nationale de Cuts.
Les 6 et 7 juin 1940, la ville est bombardée par les forces allemandes.
Aller
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par la route
[modifier | modifier le wikicode]La route D 1032 longe et contourne Noyon par le sud.
Concernant les transport en commun, il existe des dessertes infradépartementales en car.
en vélo
[modifier | modifier le wikicode]L'EuroVélo 3
, dans sa portion dite scandibérique, passe à Noyon. Par cet itinéraire, la ville est située à 29,5 km de Compiègne et à 143,4 km de Paris.
en train
[modifier | modifier le wikicode]- 1 Gare ferroviaire de Noyon. Noyon se trouve sur la liaison TER allant de la 2 gare de Paris Nord à la 3 gare de Saint-Quentin.
par voies d'eau
[modifier | modifier le wikicode]Le 4 port plaisancier le plus proche se trouve sur le canal latéral de l'Oise, commune voisine de Pont-l'Evêque.
Circuler
[modifier | modifier le wikicode]En voiture
[modifier | modifier le wikicode]Dans l'hyper-centre, le stationnement est essentiellement en "zone bleue" (pensez à votre disque de stationnement).
Pour se garer tranquilement, vous rejoindrez le 1 Parking Louis André Grimaldi, gratuit et accessible depuis le boulevard Mony ou la rue de Gruny.
En camping-car
[modifier | modifier le wikicode]- 2 Borne camping-car "Flots bleus", avenue Jean-Bouin (en face de la piscine). Alimentation en eau potable et en électricité ; vidange eaux usées
En transports en commun
[modifier | modifier le wikicode]Noyon dispose d'un réseau de bus urbains
Voir
[modifier | modifier le wikicode]Le quartier cathédral
[modifier | modifier le wikicode]Les environs de l'ancienne cathédrale comprenne encore une partie du groupe épiscopal mais aussi du quartier canonial tel qu'il a pu évoluer au fil des siècles.




- 1 Cathédrale Notre-Dame (quelques places de stationnement gratuit sur le parvis). lun.–sam. : 9 h 30 – 12 h 00 et 14 h 00 – 18 h 00. Avec l'abbatiale Saint-Denis et les cathédrales de Sens, Rouen et Cambrai, la cathédrale de Noyon fait partie de cette poignée d'édifices religieux dont la construction est lancée, avant 1150, dans un esprit architectural, renouvelé, cherchant l'élévation et la lumière. C'est le début du gothique.
Son chantier n'est pas nécessairement ouvert dans une aspiration à la nouveauté mais parce qu'un incendie a ravagé la cathédrale qui avait accueilli le sacre d'Hugues Capet. Commençant par les chapelles du chevet, les travaux durent apparemment moins de 80 ans. Notre-Dame de Noyon est ainsi la plus modeste mais aussi la doyenne des sept cathédrales gothiques de Picardie.
Avec ses 66 m, latour nord, inachevée, détermine la hauteur maximale de l'édifice. A ses pieds, la façade ouest comporte un porche à trois portes qui a été ajouté au XIVe siècle. Si son décor est connu, toutes les sculptures qui l'ornaient ont été détruites en octobre 1793.
A l'intérieur, la nef centrale se développe sur 22,7 m de haut et 10,2 m de large et débouche sur le transept et le choeur. Les bas-côtés mesurent 8,72 m de haut par 4,75 m de large.
-1840 - chapelle du Saint-Sépulcre
- chapelle Notre-Dame du Bon-Secours
- chapelle du Sacré-Coeur. Originellement chapelle Saint-Nicolas, elle a été remeublée avec un autel provenant du couvent des Capucins et des boiseries de la Chartreuse du Mont-Renaud.
- le mobilier présente plusieurs pièces digne d'intérêt. Réalisé en 1779, l'ancien maître autel, en marbre et bronze, a survécu à la Révolution car l'envoyé de la Convention prévoyait d'y installer le trône de la déesse Raison. Un nouveau mobilier lithurgique comprenant cathèdre (puisqu'il s'agit d'une cathédrale), autel, tabernacle chandelier pascal et ambon a été installé.
- 1 le cloître. La cathédrale achevé, un cloître dut bâti au XIIIe siècle pour les chanoines. Il n'en reste du cloître que l'emprise et la galerie ouest
- la salle capitulaire. Construite au milieu du XIIIe siècle, à une époque où les chanoines ne vivent plus en communauté, cette vaste salle put abriter les réunions du chapitre et servait surtout de réfectoire pour ceux des repas qui étaient encore pris en commun. Située au nord de la cathédrale, au dessus du cellier des chanoines, et bordée par le cloître, elle ne se visite pas librement.
- le jubé. Retrouvé à l'occasion de recherches archéologiques, le jubé du XIVe siècle a été remonté dans un bâtiment situé à l'arrière de la bibliothèque canoniale. Il n'est actuellement pas visible du grand public.
- 2 Bibliothèque canoniale (au nord du chevet de la cathédrale), [email protected]. intérieur accessible uniquement lors d'évènements. (
dès 1889)
Construite en 1506, d'après un projet plus ancien, la bibliothèque du chapitre a conservé sa vingtaine de piliers et sa structure à pans de bois. Au XVIIe siècle, elle est dotée d'un pignon en pierre. A la même époque, l'augmentation de la masse des livres imprimés oblige les chanoines à renforcer l'assise du plancher de leur bibliothèque, en établissant un mur de refend en pierre, sur toute la longueur du bâtiment. Contenant plus de 5 000 ouvrages, lorsque survient la Révolution, le bâtiment a conservé sa vocation de bibliothèque, aujourd'hui encore.
- 3 Musée du Noyonnais. 4,5 € pour un ticket combiné avec le Musée Calvin.
- 4 Monument aux morts. Edifié en béton et pierre calcaire, comme souvent, par souscription publique, ce monument fut inauguré, en 1925, par le Maréchal Joffre. Celui-ci revenait à Noyon cinq ans après que cette ville est reçue la légion d'honneur et la croix de guerre. Le décor du cône d'obus évoque cet art des tranchées où l'un des rares loisirs du "poilu" était de ciseler les rebus d'obus. Dû aux architecte E. Chifflot et R. Lefevre, il est orné de quatre haut-relief et d'un ange de la victoire (aux faux airs de valkyrie) sur le trumeau de la porte du reposoir, tous réalisés par Emile Pinchon.
Et aussi
[modifier | modifier le wikicode]- 5 Hôtel-de-Ville. conditions de visite des salle du conseil et salon d'honneur inconnues. (
, 2004)
L'Hôtel-de-Ville actuelle n'a évidemment rien à voir avec celui du XIIIe siècle. Rebâti au XVIe siècle, modifié à la fin du XVIIe siècle, il fut en partie détruit en 1918. Restauré, il a retrouvé son style gothique flamboyant. - 6 Musée Jean-Calvin, place Aristide Briand. possibilité de billet groupé avec le musée du Noyonnais. lun.–dim. : 10 h 00 – 12 h 00 et 14 h 00 – 18 h 00. Édifié dans le second quart du XXe siècle sur l'emplacement présumé de la maison natale de Jean Calvin (1509-1564).
Faire
[modifier | modifier le wikicode]- Fête des fruits rouges. chaque année, début juillet.
Acheter
[modifier | modifier le wikicode]Les marchés
[modifier | modifier le wikicode]- 1 "Marché Franc". Marché traditionnel, le 1er mardi du mois
- 2 Marché primeur. mer. : 8 h 30 – 12 h 00. Petit marché de produits locaux
Manger
[modifier | modifier le wikicode]Sur le pouce
[modifier | modifier le wikicode]Pâtisserie
[modifier | modifier le wikicode]- 1 Pâtisserie du Dauphin, 1 place Bertrand Labarre, ☎ +33 344 440 256.
Boire un verre / Sortir
[modifier | modifier le wikicode]Se loger
[modifier | modifier le wikicode]Hôtels
[modifier | modifier le wikicode]Communiquer
[modifier | modifier le wikicode]Gérer le quotidien
[modifier | modifier le wikicode]Aux environs
[modifier | modifier le wikicode]- 1 Laon. Chef-lieu de l'Aisne, et sa 7 cathédrale Notre-Dame.
- 2 Compiègne.
- 3 Pont-l'Evêque.
- Guiscard. avec la 8 chapelle funéraire de la famille de Berny (dans le cimetière ; conditions de visite inconnues).
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