| Séfrou ((ar)صفرو, (ber)ⵚⴼⵕⵓ) | |
Les cascades de Séfrou | |
| Informations | |
| Pays | |
|---|---|
| Régions | |
| Cours d’eau | Oued Aggaï |
| Altitude | 850 m |
| Superficie | 10,5 km² |
| Population | 54 163 hab. (, , et ) |
| Densité | 5 158,38 hab./km² |
| Langues officielles | arabe, berbère |
| Code postal | 31000 |
| Préfixe téléphonique | |
| Fuseau horaire | |
| Localisation | |
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| Site officiel | |
Sefrou est une ville du Moyen Atlas au Maroc.
Comprendre
[modifier | modifier le wikicode]La ville de Séfrou existait avant celle de Fès et une tradition veut même qu'elle aurait été le siège d'Idriss II pendant qu'il faisait bâtir cette ville. Jusqu'à l'arrivée des Arabes, elle était peuplée de berbères et d'israelites.
Après la conversion à l'islam des Arabes (?) et des Berbères, la communauté juive se maintient et s'enrichit de populations immigrées, notamment venues d'Andalousie.
Époque contemproraine
[modifier | modifier le wikicode]Pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle, et particulièrement après le début de la colonisation de l'Algérie voisine, l'empire chérifien est au cœur des luttes d'influences française, espagnole et allemande. La signature, à Fès, du traité du 30 mars 1912 consacre la domination française sur la plus grande partie du Maroc, avec l'instauration d'une zone de protectorat. Cette perte de souveraineté s'accompagne de mouvements de résistance et de révoltes. Pendant plusieurs années, Séfrou marque la limite orientale du secteur "pacifié", c'est-à-dire effectivement contrôlé par la France, dans le Moyen Atlas et son piémont.
En 1920, prenant la suite d'initiatives plus modestes, des colons français organisent un "festival des cerises", à l'image de fêtes pouvant se dérouler en Occitanie. Mettant en valeur ce fruit, dont ils souhaitent promouvoir la culture, ils transposent des traditions rurales françaises, comme celle du défilé ou de la "reine", d'abord mannequin en roseau, puis jeune fille vertueuse. Les premières années, seules les populations d'origine européenne, ou appartenant à la communauté juive, participent activement à la manifestation. L'appropriation de ce festival par les populations berbères et arabes se fait cependant peu à peu, des jeunes filles musulmanes n'hésitant bientôt plus à se présenter au titre de "reine".
Plus que la fin du protectorat, en 1955, et le départ des autorités françaises, la seconde moitié du XXe siècle est marquée par l'émigration de toute la population juive réalisant massivement un alya vers le nouvel État d'Israël.
Patrimoine immatériel UNESCO
[modifier | modifier le wikicode]| Pratique | Année | Domaine | Illustration |
|---|---|---|---|
| Le festival des cerises de Sefrou | 2012 | * arts du spectacle* pratiques sociales, rituels et événements festifs* connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers* savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel | Fiche UNESCO |
| Pendant trois jours en juin, chaque année, la population locale de Sefrou célèbre la beauté naturelle et culturelle de la région, symbolisée par la cerise et la nouvelle Reine des Cerises choisie cette année-là à l’issue d’un concours qui attire des compétitrices de la région et du pays tout entier. Le point culminant de la fête est un défilé avec des troupes de fantasia, de musiques rurales et urbaines, de majorettes et de fanfares, et des chars représentant les producteurs locaux. Au centre se tient la Reine des Cerises qui offre des cerises aux spectateurs, parée de ses plus beaux costumes et entourée de ses dauphines. Toute la population contribue à la réussite du festival : les femmes artisanes fabriquent les boutons en soie pour les vêtements traditionnels, les arboriculteurs fournissent les cerises, les clubs sportifs locaux prennent part aux compétitions et les troupes de musique et de danse animent l’ensemble des festivités. Le festival des cerises offre une occasion à la ville entière de présenter ses activités et ses réalisations. La jeune génération est aussi intégrée dans les activités festives pour en assurer la viabilité. Le festival est une source de fierté et d’appartenance qui valorise l’amour-propre de la ville et de ses habitants, et constitue une contribution fondamentale à leur identité locale. | |||
Aller
[modifier | modifier le wikicode]En avion
[modifier | modifier le wikicode]- 1 Aéroport international Fès Saïss (IATA : FEZ) (à 14 kilomètres au sud du centre-ville.). C'est l'un des aéroports les plus fréquentés du Maroc. Son nouveau terminal, inauguré en 2017, accueille les vols internationaux.
Circuler
[modifier | modifier le wikicode]Voir
[modifier | modifier le wikicode]- 1 Cascade. La plus connue des cascades sur l'oued Aggaï. Petite buvette sur place. Si vous venez en voiture jusqu'au bout, il vous faudra laisser la pièce au "gardien" de la barrière.
- 2 Médina. La médina de Sefrou a la particularité d'être coupée en deux par l' Oued Aggai. Bien plus modeste que celle de Fès, elle ne manque pas d'un certain charme. Les anciens quartiers juifs et la Mellah se trouvent sud de l'oued .
- 3 El Kelaa. Le quartier du château que l'on longe pour rejoindre la cascade
Faire
[modifier | modifier le wikicode]- Moussem Hab Al-Moulouk (Festival des cerises).
Le "moussem du fruit des rois" se déroule chaque année, depuis 1920, pendant trois jours en juin. Paradoxalement, dans la partie officielle de ce festival, la cerise est rare.
Acheter
[modifier | modifier le wikicode]Manger
[modifier | modifier le wikicode]Boire un verre / Sortir
[modifier | modifier le wikicode]Se loger
[modifier | modifier le wikicode]Communiquer
[modifier | modifier le wikicode]Gérer le quotidien
[modifier | modifier le wikicode]Aux environs
[modifier | modifier le wikicode]- 4 Bhalil. Ce village est connu pour ses maisons, en partie, troglodytes. Si votre chauffeur vous amène à Séfrou, nul doute qu'il vous fera faire un détour par Bhalil afin de boire le thé, "chez l'habitant", dans une petite salle creusée dans la roche. Évidemment, il vous en coûtera quelques dhirams. Une visite par forcément nécessaire.
-à environ 5 km de la médina - 1 Fès. Une des quatre villes impériales
marocaines.
-à une trentaine de kilomètres - 1 Ifrane. Surnommée la "Suisse marocaine", à 1 650 m d'altitude et au cœur de la réserve de Biosphère
des cèdres de l'Atlas
-à une soixantaine de kilomètres - 2 Meknès. Une autre des quatre villes impériales
marocaines.
-à 90 km environ - 2 Moulay Driss Zerhoun. "Ville sainte" et site archéologique de Volubilis


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