Cet article recense les sites inscrits au patrimoine mondial au Cameroun.
Comprendre
[modifier | modifier le wikicode]Le Cameroun ratifie la convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel le . Le premier site protégé est inscrit en 1987.
Le Cameroun compte 2 sites inscrits au patrimoine mondial, tous deux naturels.
Le pays a également soumis 12 sites à la liste indicative, 6 culturels, 5 naturels et 1 mixte.
Quatre pratiques sont également enregistré au titre du Patrimoine culturel immatériel
Liste
[modifier | modifier le wikicode]Les sites suivants sont inscrits au patrimoine mondial.
| Site | Type Critère | Illustration
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| 1 Réserve de faune du Dja | Naturel (ix), (x) | Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
| C’est l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes et les mieux protégées, 90 % de sa superficie restant inviolée. Pratiquement encerclée par le fleuve Dja, qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité et pour la très grande variété des primates qui y vivent. Elle abrite 107 espèces de mammifères, dont cinq sont menacées. | |||||||||||||||||||||||||
| 2 Trinational de la Sangha | Naturel (ix), (x) | Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
| Situé dans le nord-ouest du bassin du Congo, au point de rencontre du Cameroun, du Congo et de la République centrafricaine, le site comprend trois parcs nationaux contigus, couvrant une superficie totale de 750 000 hectares, très peu affectés par l’activité humaine. On y trouve l’ensemble du spectre des écosystèmes de forêts tropicales humides. Les riches faune et flore comprennent notamment des crocodiles du Nil et des poissons-tigres Goliath, grands prédateurs. Les clairières offrent des espèces herbacées et la Sangha abrite des populations considérables d’éléphants de forêt, ainsi que des gorilles des plaines de l’ouest (en danger critique d’extinction) et des chimpanzés (en danger). L’environnement du site a permis la poursuite des processus écologiques et évolutionnaires sur une large échelle, ainsi que le maintien d’une grande biodiversité, comprenant de nombreuses espèces en danger. | |||||||||||||||||||||||||
| 3 Paysage Culturel Diy-Gid-Biy dans les Monts Mandara | Culturel (iii) | Fiche UNESCO | |||||||||||||||||||||||
| Situé dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, ce bien comprend seize sites archéologiques répartis dans sept villages. Connu sous le nom de Diy-Gid-Biy, qui signifie « Ruine de la demeure du Chef » en langue mafa, ces structures architecturales en pierres sèches ont vraisemblablement été aménagées entre les XIIe et XVIIe siècles. L’identité des constructeurs demeure inconnue, mais la région est habitée par les Mafa depuis le XVe siècle. Le paysage alentour comprend des terrasses agricoles, des habitations, des tombes, des lieux de culte et de nombreuses activités artisanales, illustrant les liens culturels et spirituels durables entre les communautés et leur environnement. | |||||||||||||||||||||||||
Légende des critères
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Patrimoine immatériel
[modifier | modifier le wikicode]| Pratique | Année | Domaine | Illustration |
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| Mvet Oyeng, art musical, pratiques et savoir-faire associés à la communauté Ekang. | 2025 | Fiche UNESCO | |
| Le Mvet Oyeng est une tradition culturelle pratiquée par la communauté Ekang. Il consiste à chanter une série de récits épiques, accompagnés de danses et d’un instrument à cordes traditionnel. Le public participe activement à la représentation en jouant des baguettes ou en tapant des mains, en chantant et en dialoguant avec le conteur. Le terme « Mvet Oyeng » désigne à la fois les récits, le conteur, l’instrument et le musicien. Il existe deux formes de Mvet Oyeng : sacrée et populaire. La forme sacrée est utilisée lors d’événements importants et suit un processus d’initiation strict pour la transmission, tandis que la forme populaire est plus souple et exécutée lors de célébrations publiques et de spectacles modernes. | |||
| Guruna, pratique des retraites pastorale, socioculturelle et artistique autour du bétail chez les Massa. | 2025 | ||
| Guruna est une retraite culturelle qui fait office d’école de la vie pour les membres de la communauté Massa, situé des deux côtés de la rivière Logone au Tchad et au Cameroun. Le terme désigne à la fois les participants et la retraite elle-même, qui a lieu une fois par an. Pendant cette période, les jeunes garçons et les hommes se déplacent avec leur bétail vers un camp situé à une certaine distance de leur domicile. Bien que les filles ne passent pas la nuit sur place, elles participent en aidant à la préparation des repas et des décorations. Pendant la retraite, les jeunes apprennent la lutte, la musique, la danse, l’artisanat ainsi que l’histoire et les valeurs de la communauté. | |||
| Le Ngondo, culte des oracles de l'eau et traditions culturelles associées chez les Sawa. | 2024 | ||
| Les traditions du Ngondo sont basées sur le culte des oracles de l’eau. Pratiquées par la communauté Sawa du Cameroun, elles ont lieu chaque année de septembre au premier dimanche de décembre. La partie populaire et festive de la pratique est marquée par une caravane qui parcourt les quartiers traditionnels de Sawa avec des représentations artistiques, des compétitions de lutte traditionnelle, une foire artisanale et commerciale et un concours de beauté. Pour la partie sacrée de la pratique, les gens se rassemblent sur les rives du Wouri le premier dimanche de décembre afin d’assister au départ d’une pirogue sacrée. Un prêtre plonge du canoë sacré dans l’eau avec un vase contenant les souhaits et les doléances de la communauté. Il émerge au bout d’un certain temps avec un message des oracles. Le message est déchiffré dans une hutte sacrée, transmis aux chefs de district, puis communiqué au public. Le message régit la vie de la communauté jusqu’à la prochaine célébration. Les pratiques populaires du Ngondo sont transmises au sein des communautés et des familles, tandis que les composantes sacrées sont transmises par le biais d’initiations. Le Ngondo relie les Sawas de toutes origines et de tous milieux à l’eau, leur mère nourricière et la demeure de leurs divinités. Il perpétue ainsi des valeurs de fraternité, de solidarité, de cohésion sociale et de tolérance. | |||
| Le Nguon, rituels de gouvernance et expressions associées dans la communauté Bamoun. | 2023 | ||
| Le Nguon désigne une série de rituels entre le Mfon (monarque) et son peuple. Destinés à promouvoir le dialogue, l’harmonie et la paix, les rituels sont observés pendant trois jours par la communauté Bamoun de la Région de l’Ouest du Cameroun. Tous les deux ans, début décembre, les chefs rituels du Nguon consultent les membres de la communauté sur l’état du royaume. Porteurs des opinions recueillies, ils font leur entrée nocturne et en secret au Palais, le vendredi convenu, et s’entretiennent avec le Mfon. Le lendemain, le monarque se soumet à un « procès » public sur son bilan de gouvernance, au cours duquel les chefs rituels prononcent les réquisitoires tirés des opinions recueillies dans la communauté. Le Mfon peut se voir infliger des amendes ou même être destitué. Si la sentence lui accorde un nouveau mandat, il prononce un discours de ré-investiture et reçoit le renouvellement des allégeances. S’ensuivent des réjouissances populaires qui culminent le dimanche avec une grande marche carnavalesque et le retour triomphal du monarque au palais. La pratique est transmise de manière informelle au sein des familles, des groupes et des sociétés secrètes, ainsi que sur la radio locale et dans les écoles et universités du Cameroun. Vieux de plus de six cents ans, les rituels du Nguon sont considérés comme une source de cohésion sociale et de résilience et comme un moyen de défendre des valeurs telles que la responsabilité, la liberté d’expression et l’humilité. | |||

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